Discours de la Premiere Dame à l'ouverture du forum sur l

  • Publier Le : 31/05/2012 00:00


     Discours   de la  Premiere Dame à  l

    DISCOURS DE LA PREMIERE DAME HINDA DEBY ITNO AU FORUM SUR LE VIH ET LES DROITS HUMAINS Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Monsieur le Directeur Exécutif de l’ONU/SIDA ; Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales, Non Gouvernementales et Responsables des Associations de la Société Civile ; Mesdames et Messieurs les participants au Forum National sur le VIH et les Droits Humains ; Distingués invités; Mesdames, Messieurs ; Je ressens une immense joie et un sentiment de légitime fierté, à présider ce matin la cérémonie d’ouverture du Forum national sur le VIH et les Droits humains. La tenue de ce forum est la manifestation de la vérité sur les changements de mentalité et de l’ancrage de la démocratie dans notre pays depuis le 1er Décembre 1990. En effet, le respect des Droits humains, l’égalité des citoyens et l’équité constituent les fondamentaux du serment de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, pour la construction d’une nouvelle nation tchadienne. Permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de souhaiter la bienvenue à N’Djaména à nos hôtes et à mes compatriotes venus de l’intérieur du pays dans leur capitale. Je voudrais féliciter les organisateurs du Forum national sur le VIH et les Droits Humains, et adresser une mention spéciale à Monsieur MICHEL SIDIBE, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA qui, malgré son agenda chargé, a pris sur son précieux temps pour effectuer le déplacement de notre capitale afin de nous faire partager son expérience inestimable en matière de lutte contre le Sida. Monsieur Le Directeur Exécutif, Dans votre lutte contre le SIDA, vous avez déclaré, je cite : « L’accès au traitement équitable est l’une de nos préoccupations majeures ». Fin de citation. Cette tribune m’offre l’occasion aujourd’hui de dire que Vous et Son Excellence, Monsieur le Président de la République, ardent défenseur des personnes qu’il place au coeur de sa politique, avez les mêmes ambitions. C’est en cela que j’exprime ma fierté, d’abord de femme, ensuite de citoyenne tchadienne et enfin de Première Dame, hier plus qu’aujourd’hui et demain, de m’engager aux côtés du Président de la République pour le triomphe de la démocratie et l’égalité des citoyens. Pour ce faire, j’en appelle à un sévère diagnostic et à des échanges francs et sérieux, afin que de vos travaux sortent de nouvelles stratégies, à la fois innovantes et efficaces dans la lutte contre la pandémie du SIDA, parce que les premières stratégies ont montré leurs limites. Distingués invités ; Mesdames Messieurs ; C’est depuis plus de dix ans que le Président de la République, malgré un environnement hostile caractérisé par les agressions extérieures, s’est investi dans la promotion et le soutien des droits fondamentaux de ses compatriotes vivant avec le VIH/SIDA. Cette lutte pour la protection des droits fondamentaux s’est traduite par la promulgation de la Loi N°19 portant lutte contre le VIH/SIDA et la protection des Personnes Vivant avec le VIH et la mise en place de l’Observatoire national des droits humains par les Associations de défense des droits de l’homme (ADH). En outre, je voudrais relever ici la décision du Président de la République rendant gratuit le traitement antirétroviral et la prise en charge totale des personnes vivant avec le VIH/SIDA sur ses propres ressources. Cette décision a été saluée unanimement par la communauté internationale, faisant du Tchad l’un des rares pays d’Afrique à financer entièrement sur ses maigres revenus la lutte contre le sida. A cela, nous pouvons ajouter l’intégration de la lutte contre le SIDA comme un des piliers de la stratégie de croissance et de lutte contre la pauvreté, sans oublier la création du Conseil national de lutte contre le SIDA placé sous l’autorité du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Vous le savez aussi mieux que moi, la santé est la condition sine qua-non à toute existence et à tout développement de l’être humain. Et en cela, elle demeure la priorité des plus hautes autorités du pays. Distingués invités ; Mesdames, Messieurs ; Les Droits humains sont inextricablement liés à la propagation du VIH/ SIDA sur l’individu et la communauté. C’est pourquoi, l’ONUSIDA a appelé à une plus grande détermination pour lutter contre les violations des droits humains. Et à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme célébrée le 10 décembre, le programme commun des Nations Unies sur le VIH/ SIDA a appelé les pays à protéger, promouvoir et soutenir les droits fondamentaux de toutes les personnes vivant avec le VIH ou vulnérables face au virus. En écho à ces appels, le Gouvernement de la République du Tchad a décidé que des actions doivent être menées pour enrayer les effets dévastateurs de cette pandémie. A cet effet, nous affirmons qu’aucun groupe ne peut éradiquer ou atténuer tout seul les effets négatifs du SIDA. Mais c’est ensemble que nous pouvons organiser une riposte efficace contre le SIDA. C’est pourquoi, j’en appelle aux organisations non gouvernementales, aux associations de défense des droits humains, aux associations féminines et de jeunesse à apporter leur contribution par la sensibilisation aux côtés du Président de la République et du Gouvernement. Aussi, voudrais-je inviter les jeunes en particulier, à parler plus librement des maladies sexuellement transmissibles, comme de la consommation de drogues. Dans nos sensibilisations, nous devons faire participer activement les personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les campagnes d’information et les activités d’éducation, j’insiste sur leur participation effective. Pour ma part, en ma qualité de Vice-présidente de l’Organisation des Premières d’Afrique contre le Sida et Marraine de la CARMMA, j’ai élaboré un plan d’action de riposte contre le Sida, ce plan d’action intègre le volet Droits Humains parce qu’il prend en compte la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Sa mise oeuvre va impliquer toutes les communautés et les forces vive de la nation. Mais d’ores et déjà, je peux vous garantir que les chefs traditionnels et leaders religieux des 17 régions sur les 22 que compte le Tchad l’ont internalisé. Il complète à merveille la stratégie du Gouvernement de lutte contre le sida. En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert le Forum National sur le VIH et les Droits Humains. Je vous remercie.