Journée mondiale de la veuve :

  • Publier Le : 27/06/2018 16:29


    Journée mondiale de la veuve :

    La Première Dame HINDA DEBY ITNO a présidé ce mercredi au palais du 15 janvier la célébration en différé de l’édition 2018. La mobilisation des femmes a dépassé les attentes des organisateurs, car  la grande salle de conférence a refusé du monde.
    « Elle a perdu son époux mais ne doit pas perdre ses droits », cette phrase d’un ancien Secrétaire  Général de l’ONU, écrite en gros caractère sur une affiche, résume à elle seule tous les propos qui ont été tenus lors de cette cérémonie. Les témoignages poignants, l’exposé-débat ainsi que les prestations musicales et théâtrales ont mis à nu les souffrances qu’endurent les veuves. Il s’agit une crise silencieuse, affirme Mme Amina Priscile Longoh, présidente de la fondation Tchad Helping Hands, initiatrice de cette célébration. Elle qualifie de cruel le sort qui est réservé à la femme après  la douloureuse épreuve qui suit la disparition de son époux. Tout ceci résulte du fait que  les lois nationales et conventions internationales y relative souffrent d’une non-application, renchérit Mme Mekombe Thérèse de l’Association des Femmes Juristes du Tchad (AFJT). Elle relève cependant que certaines traditions ne garantissent pas le minimum de droits et donc vont à l’encontre du droit moderne. La société doit se montrer plus soucieuse envers la veuve indique Mme Mekombe Thérèse. Ses propos rejoignent ceux de la Ministre de la femme, de la petite enfance et de la solidarité internationale Mme Ardjoun Djalal Khalil qui a exprimé les compassions et la solidarité du gouvernement à l’endroit des veuves, ajoutant que son département a pris les dispositions nécessaires pour un accompagnent juridique et un encadrement nécessaire à l’exercice des droits des veuves. La Ministre est appuyée dans ses propos par sa collègue Secrétaire General du Gouvernement, Mme Mariam Mahamat Nour, qui s’est exprimée au nom du Garde des Sceaux, Ministre de la justice chargé des droits humains. Tout en rappelant la responsabilité souvent non assumée face à la détresse de cette couche vulnérable de la population, Mme Mariam Mahamat Nour a insisté sur les mesures à prendre pour renforcer la protection des veuves sur le plan juridique et judicaire. « Célébrer les veuves et leur apporter le soutien nécessaire est un devoir moral qui s’impose à toute la société », a lancé pour sa part la Première Dame Hinda Deby Itno. Pour la marraine de cette cérémonie, nombre de veuves souffrent dans le silence et l’indifférence totale et vivent dans une situation infernale après la disparition de leurs époux. La lutte pour la promotion et la défense des droits des veuves doit concerner toute la société, fait-elle observée. Cette protection, poursuit la Première Dame, doit toucher la matière successorale et tous les droits qui concourent à l’épanouissement de la veuve. Signe de son engagement pour cette cause, elle a demandé aux ministres en charge de la justice et de la femme d’initier un projet de loi qui interdit l’expulsion de la veuve du domicile conjugal.  Pour amplifier la lutte, la Première Dame Hinda Deby Itno a remis des attestions à une dizaine d’associations féminines. Une façon de les inciter à s’impliquer à fond pour la protection et la défense des droits des veuves.