Ouverture du Colloque organisé à l’occasion des 80 ans du Manifeste de Brazzaville :

Le Marechal du Tchad, IDRISS DEBY ITNO et ses pairs notamment les présidents : Antoine Tshisekedi de la RDC, Faustin Archange Touedera de la RCA et bien évidemment Denis Sassou Nguesso, de la République du Congo, pays hôte étaient présents ce mardi matin au Palais des Congrès de la capitale congolaise pour commémorer les 80 ans du manifeste de Brazzaville. C’est de cette ville que le 26 octobre 1940, le Général De Gaulle créera le Conseil de défense de l’empire, premier organe de gouvernement de la France libre. Et c’est de là que débuta la longue marche pour la libération de la France. A Brazzaville outre la présence des Chefs d’Etat précités, il y avait eu la présence du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, du Chef du gouvernement camerounais, de la Première ministre du Gabon ainsi que d’autres sommités étrangères et congolaises.

« Brazzaville est fière et honorée d’accueillir cet important événement », situera  le Maire de l’ancienne capitale de l’Afrique équatoriale française pour planter le décor de cette cérémonie qui revisite une page essentielle de l’histoire commune entre la France et ses ex-colonies de cette partie de l’Afrique.

Plusieurs autres allocutions ont marqué cette cérémonie d’ouverture de ce Colloque international présenté sous le thème : « De Gaulle et Brazzaville : une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique ». 

Tous ont salué le leadership, le courage et le symbole de résistance qu’incarnait le General Charles De Gaulle et la participation des troupes du Tchad, de la RCA, du Cameroun, du Congo et du Gabon à la libération de  la France des griffes nazies.

Pour Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’OIF, ce colloque de Brazzaville est au cœur d’une histoire qui n’est pas souvent racontée. « 80 ans après, il faut remédier à cet oubli », lance en écho, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Les présidents : Antoine Tshisekedi et Faustin Archange Touedera évoquent une histoire commune, une mémoire partagée et un destin commun qui perpétuent les forts liens entre la France et ses ex-colonies.

Très applaudi, le Marechal du Tchad a salué l’organisation de cet événement de grande portée et a rappelé la nécessité pour la France de construire une stèle pour immortaliser l’acte exemplaire de solidarité humaine posé par les africains. Pour le Président de la République IDRISS DEBY ITNO, la justice et la vérité, c’est aussi une exigence de mémoire partagée.

En lançant les travaux du Colloque international de Brazzaville, le Chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso note qu’il est temps de réparer le tort fait à l’Afrique. Grande oubliée des commémorations des événements liés à la 2nde guerre mondiale, l’Afrique doit être entendue et non marginalisée. Il plaide pour une Afrique membre à part entière du Conseil de sécurité des Nations unies avec un droit de vote. « Nous sommes fiers de notre passé des nations dignes », conclut-il son discours, lançant officiellement les travaux du Colloque international : « De Gaulle et Brazzaville : une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique ». 

     

 

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