Cérémonie commémorative de l'éradication de la Peste Bovine dans le monde

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR IDRISS DEBY ITNO PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU TCHAD ROME, LE 25 JUIN 2011 Messieurs les Chefs d’Etat et de Délégations Monsieur le Directeur Général de la FAO Mesdames et Messieurs Permettez-moi tout d’abord d’exprimer au maire de Rome, la ville éternelle, nos sincères remerciements et au Directeur Général de la FAO pour l’accueil et pour toutes les marques d’attention dont moi-même et la délégation qui m’accompagne sommes l’objet depuis notre arrivée dans cette belle cité. Qu’il me soit également permis de féliciter l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO);et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE); pour tous les efforts consentis afin de parvenir à ce résultat que nous célébrons aujourd’hui. Je saisis cette occasion pour adresser mes vifs remerciements et mes félicitations à Monsieur JACQUES DIOUF qui quitte ses fonctions de Directeur Général après des années de travail remarquable au service de nos pays. Il peut être assuré que nous garderons de lui, l’image d’un pionnier au service de l’humanité tout entière. Mesdames, Messieurs Nous sommes, au Tchad, certainement mieux placés pour apprécier à sa juste valeur cette éradication de la peste bovine.Nous nous réjouissons de l’appui multiforme que nos partenaires nous ont apporté dans notre lutte contre ce fléau qui a détruit une bonne partie de notre cheptel bovin et appauvri nos éleveurs. En effet, le Tchad, pays d’élevage par tradition, a obtenu le statut de pays indemne de la maladie de peste bovine en 2004. Ce statut lui a été accordé par l’organisation mondiale de la santé animale. Ensuite, en mai 2010, lors de sa 78éme session générale, l’organisation mondiale de la santé animale a adopté une résolution portant reconnaissance du Tchad comme pays indemne d’infection de la peste bovine. A cet effet, un certificat officiel nous a été décerné. Mesdames, Messieurs Les défis d’une alimentation pour toute l’humanité et le relèvement du niveau de vie du monde rural ont conduit la création de la FAO. Ces défis demeurent et menacent même de dégénérer en crise mondiale, compte tenu de la croissance démographique dans nos sociétés en développement et des spéculations sur les prix des denrées alimentaires. Dans le cas du Tchad, il s’agit de nourrir une population réduite à des techniques ancestrales dans un territoire en grande partie désertique où à pluviométrie très irrégulière. Dans cette quête alimentaire, le soutien de la communauté internationale ne nous a pas fait défaut. Je saisis l’occasion de ma participation à cette cérémonie pour adresser les remerciements du Tchad à la FAO ainsi qu’à nos partenaires, organisations et Etats confondus. La 37éme session de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture est appuyée par la célébration de l’éradication de la peste bovine. Le Tchad, pays à vocation agropastorale, est particulièrement sensible à ce double événement. Nous disons couramment que l’Agriculture et l’Elevage sont les deux mamelles de l’économie de notre pays. Ces deux activités qui occupent 80% de la population du Tchad, sont classées en tête des priorités de notre programme politique et parmi les primautés des secteurs prioritaires dans l’affectation de nos revenus additionnels générés par l’exploitation du pétrole. Le quinquennat que nous entamerons à partir du 08 août prochain sera encore placé sous le signe du monde rural. C’est dire combien le Tchad fonde ses attentes sur l’agriculture et l’élevage. Nos objectifs, globalement similaires à ceux qui ont conduit à la création de la FAO visent : - l’indépendance alimentaire du pays - l’amélioration du niveau de vie de la population rurale ; - la modernisation de l’agriculture et de l’élevage pour un développement durable ; - la création d’emplois pour les jeunes dans le secteur agricole, pastoral et dans les industrialisations de transformation liées à ces activités. A titre d’illustration, je cite la construction des abattoirs industriels dans quatre villes du Tchad. Mesdames, Messieurs Le Tchad a lancé depuis six ans un programme national de sécurité alimentaire financé sur ses propres ressources avec l’appui de la FAO. Les pays en voie de développement comme le Tchad espèrent bénéficier d’une assistance technique et tirer profit des avancées scientifiques pour vaincre les aléas climatiques et améliorer la productivité de l’agriculture restée au stade traditionnel. Avant la fin de cette année, mon pays, le Tchad compte organiser un Forum sur le développement rural et une table ronde des bailleurs de fonds sur le programme national de sécurité alimentaire afin de donner un nouveau départ à son agriculture et à son élevage. Pour ce faire, nous sollicitons la solidarité et le soutien de nos partenaires traditionnels et de la communauté internationale pour nous appuyer dans nos efforts d’atteindre notre indépendance alimentaire. Je vous remercie.

Par: Le 25/06/2011 00:00