CRISE CENTRAFRICAINE

Discours de clôture du 2ème sommet extraordinaire de la CEEAC consacré à la résolution de la crise politico-sécuritaire en RCA prononcé par SEM IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC. Monsieur le Président de la République Gabonaise, mon Frère ALI BONGO ONDIMBA ; Messieurs les Chefs d’Etats et Chers Frères ; Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations au Sommet Extraordinaire sur la Crise Centrafricaine ; Mesdames et Messieurs les ministres ; Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Etats et des Organisations Internationales ; Monsieur le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC); ; Distingués Invités ; Mesdames et Messieurs ; En ouvrant ces assises, je me faisais l’écho des attentes de tous ceux qui, en République Centrafricaine et ailleurs, nous regardent et fondent beaucoup d’espoir sur l’issue de nos travaux. Nous avions alors à les rassurer, non pas en termes de succès personnel de l’institution sous –régionale qui nous réunit ; mais aussi et surtout en terme d’impact positif de ces assises sur nos peuples. A l’issue de nos travaux, je me permets de relever avec ferme conviction que chacun de nous a bien mesuré sa responsabilité et a décidé de l’assumer. Je veux d’abord m’adresser à mes pairs Chefs d’Etat de la CEEAC qui ont bien pris la mesure de cette responsabilité en répondant tous les dix (10); à l’invitation du Président en exercice. Je vous en remercie très sincèrement. A mon Frère ALI BONGO ONDIMBA dont le pays renoue avec l’offre de cadre de travail approprié dans notre sous- région, je dis merci. Ma pensée va à mon défunt FrèreAL Hadj OUMAR BONGO ONDIMBA qui a laissé cet héritage d’arbre à palabre et dont la plupart d’entre nous avons pu bénéficier pour aplanir les difficultés de construction de nos jeunes Etats-nations. Pour ce faire, je vous demande d’observer une minute de silence à la mémoire de ce grand fils de l’Afrique. SILENCE Revenant à cet illustre disparu, il n’est pas vain de rappeler qu’il s’était investi dans la résolution de la crise centrafricaine en 2008 en acceptant de diriger la MICOPAX. Si, nous avons pu éviter la catastrophe en RCA à la fin de l’année dernière, c’est, à n’en point douter, la bonne germination de la semence qu’il avait mise à terre en son temps. A mes pairs autres chefs d’Etat et en particulier à mon Frère FRANCOIS BOZIZE, je veux réaffirmer mon admiration pour votre sens de responsabilité. Comme vous l’avez fait en 2008 en acceptant le déploiement d’une mission en RCA, vous venez de nous administrer la bonne preuve de votre sens élevé de l’Etat. A votre corps défendant, vous nous avez offert l’occasion de vous aider. Vous avez courageusement accepté que s’ouvre une nouvelle ère dans votre pays. Je vous tire mon chapeau. En notre qualité de Président en exercice, je vous rends un hommage mérité au nom de notre organisation sous - régionale. A mes frères centrafricains en oppositionarmée ou démocratiquement opposée à votregouvernement, je salue votre sens de la conciliation et du débat d’idées. Vous avez saisi l’opportunité que la CEEAC vous a offerte, pour venir à Libreville et vous faire entendre autrement que par la violence verbale, ou armée. Et vous avez même trop parlé. Ce n’est que normal. Je vous en félicite même. Le plus important est qu’en confrontant vos idées à celles du gouvernement ou des autres forces vives centrafricaines, vous avez dû comprendre que gérer un Etat, dirigé les hommes n’est pas si simple que çà. Et courageusement, vous avez décidé de prendre votre part dans cette gestion. Tout cela est à votre honneur. Maintenant, le plus difficile reste à faire, car il faut que vous intégriez dans cette nouvelle vie publique créée par les conclusions de nos assises. Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Frères ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs Nos assises ont été couronnées de succès. Nous avons offert une nouvelle perspective au peuple frère centrafricain. La CEEAC s’est donnée les moyens pour aider à la résolution de la crise que traverse la RCA. Je demande aux uns et aux autres de se ressaisir. La paix est avant tout une question de disposition d’esprit. C’est un nouveau comportement qu’il faut avoir. Vos frères angolais, burundais, camerounais, congolais, gabonais, guinnéeens, saotoméens et tchadiens, partagent vos actuelles peines. Ils vont nous donner les moyens de vous aider à retrouver une vie normale, dans la stabilité et la convivialité. Je vous demande de cultiver l’amour. Oubliez les rancunes. Pour vous assister concrètement, la Conférence a renforcé le mécanisme de suivi de nos travaux. Avec la nouvelle orientation donnée à ce mécanisme, c’esttoute la nouvelle transition qui doit désormais travailler à rassurer les uns et les autres. Mon Frère DENIS SASSOU NGUESSO a la responsabilité de ce suivi. Le connaissant, il ne lésinera sur aucun moyen pour que la RCA retrouve sa place dans le concert de nos jeunes nations d’Afrique Centrale. La MICOPAX est investie d’une mission plus lisible d’application du cessez-le-feu et d’application des décisions prises ici à Libreville. La MICOPAX assistera les autorités centrafricaines à parfaire l’entente qu’elles ont réalisée elles – mêmes à Libreville. J’invite chacun de nos Etats membres à traduire en actes l’engagement qu’il a pris pour soutenir la MICOPAX. Dans ce domaine, le Secrétariat général de la CEEAC devra bénéficier de notre plus grande sollicitude. Avec vous, mes frères centrafricains, il nous faut écrire une nouvelle page de l’histoire de la RCA que vos leaders ont engagé à Libreville. Aux partenaires en développement qui nous ont toujours accompagné, je dis merci. Grace à eux, nous avons pu réunir tous les mécontents centrafricains. Grâce à eux certains blocages ont été levés. Nous continuons à compter sur eux et je sais que chacun saura prendre sa meilleure part dans la gigantesque Œuvre de restauration de la République Centrafricaine. Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Frères ; Distingués invités En vous souhaitant bon retour dans vos pays ou dans vos institutions, je déclare clos les travaux et en même temps la 2éme session extraordinaire de la CEEAC dédiée à l’examen de la crise politique en République Centrafricaine. Vive la CEEAC Vive la coopération régionale Je vous remercie pour votre attention.

Par: Le 16/01/2013 00:00



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Flash Infos

  • La Conférence des Ambassadeurs édition 2019, a lieu à N’Djaména. Les Assises sont placées sous le thème : « renforcement de l’outil diplomatique face aux défis sécuritaires et de développement durable ». La cérémonie d’ouverture est présidée par le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO.