Crise centrafricaine : Signature d’un accord de paix à Libreville
Le 2ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEEAC s’est achevé vendredi à Libreville par la signature d’un accord de paix entre les parties en conflit en RCA Grâce à la signature de cet accord, les leaders des mouvements rebelles ont salué dans une ambiance très fraternelle, le Président de la République centrafricaine François Bozizé, sous le regard attentif des chefs d’Etat de la CEEAC et de la communauté internationale. Une nouvelle page de l’histoire tumultueuse de la RCA vient de s’écrire, à l’issue de quatre jours d’intenses négociations dans la capitale gabonaise. A l’arrivée, les frères centrafricains ont signé trois documents majeurs qui mettent fin à un cycle de violence. La déclaration de principe des parties aux négociations de Libreville sur la crise centrafricaine est le premier de ces documents. C’est une feuille de route qui a permis aux parties prenantes, avant l’amorce des négociations, de créer les conditions idoines d’un dialogue serein, franc et sincère et d’accepter les règles du jeu. Le deuxième document est l’accord de cessez-le-feu immédiat qui implique, non seulement, l’arrêt et l’abstention de toute propagande médiatique, mais aussi et surtout la cessation de tous les actes de violence contre les populations civiles, ainsi que le respect et la protection des droits humains. En troisième position, il ya l’accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine qui se fonde sur l’accord de paix global de Libreville du 21 juin 2008 et les recommandations du dialogue politique inclusif tenu le 20 décembre de la même année. Cet accord politique prévoit, notamment que le Président de la République sera maintenu dans ses fonctions jusqu’au terme de son mandat, c’est-à-dire en 2016, et François Bozizé ne pourra se présenter à aucun autre mandat. En outre, un gouvernement d’union nationale inclusif, d’une durée de 12 mois renouvelable, dirigé par un Premier ministre issu de l’opposition, sera nommé. Il comprendra les membres de la majorité présidentielle, de l’opposition démocratique, des mouvements politico-militaires non combattants, de la coalition Séléka et de la société civile. L’accord prévoit aussi le maintien de l’actuelle assemblée nationale jusqu’aux prochaines élections législatives. La sécurité individuelle de tous les acteurs, c’est écrit noir sur blanc, relève du président du comité de suivi, en la personne du chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, de la CEEAC et de la MICOPAX, la Mission du Conseil de Paix et de sécurité qui voit son mandat reconfigurer en une mission d’appui à l’application du cessez-le-feu et des décisions de l’accord politique de Libreville. Les forces de la coalition Séléka, elles, s’engagent à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée. Pour montrer sa bonne foi, le Président centrafricain François Bozizé a invité toutes les parties protagonistes à rentrer avec lui ce vendredi à Bangui afin que le gouvernement d’union nationale annoncé soit formé dès, samedi 12 janvier 2013.
Par: dgcom Le 11/01/2013 00:00
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