UA- CPS : REUNION SUR LA LYBIE ET LE SAHEL

UA- CPS : REUNION SUR LA LYBIE ET LE SAHEL

En marge du Sommet de l’Union africaine, les Chefs d’Etat de gouvernement présents à Addis-Abeba ont examiné samedi, la situation en Libye et au Sahel. C’était lors de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité à laquelle a participé le Président de la République IDRISS DEBY ITNO.

La situation en Libye et au Sahel préoccupe l’ensemble du continent. Car l’évolution de ces derniers mois n’augure pas de bonnes perspectives.

Le risque de voir la menace se propager est réel,  avertit le Secrétaire général de l’ONU, M.  António Guterres. Trouver une sortie de crise est un impératif, dira le Président en exercice de l’Union africaine, l’égyptien Abdelfattah Al-Sissi. Le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Moussa Faki Mahamat et le Chef de l’Etat congolais, Président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, M. Dénis Sassou Nguesso ont également fait part de leurs inquiétudes non sans appeler le Conseil de paix et de sécurité à trouver au plus vite les voies et moyens de faire sortir les pays concernés par la question de l’insatiabilité et de l’insécurité. Pour y parvenir, une lecture commune s’impose, des changements également. Changement dans les dispositifs et la conduite des initiatives en cours. C’est à cela que le Président IDRISS DEBY ITNO et ses pairs se sont attelés notamment lors de la session à huit-clos qui est intervenue juste après la cérémonie d’ouverture.

Les dirigeants du continent africain savent bien que l’heure n’est plus au discours. Car de l’avis du  Chef de l’Etat djiboutien, la sécurité dans le Sahel conséquence directe de la déchirure en Libye, fait partie intégrante de la sécurité mondiale. « Une mobilisation courageuse et concertée pour mettre fin aux crises en Libye et au Sahel est non seulement nécessaire mais urgente. Nous devons entendre l’appel des gouvernements pour un soutien accru de la communauté internationale à leur sécurité et en faveur de l’aide au développement » lance le Secrétaire Général de l’ONU. Si plusieurs tentatives n’ont pas porté de fruits jusqu’à là, c’est parce que l’Afrique est exclue et marginalisée, déplore le Président en exercice du Conseil de paix et de sécurité, M. Ismail Oumar Guelleh. Pour lui, il est temps que l’Afrique récupère ses prorogatifs et assume ses responsabilités.

La tenue de cette réunion du Conseil de paix et de sécurité, le nombre de dirigeants présents et le ton utilisé dans les discours, pour nombre d’observateurs, viennent confirmer la volonté de l’Union Africaine de reprendre le dossier libyen en main. Et c’est tant mieux !, lance un diplomate au sortir de la rencontre.

Par: DGCOM Le 09/02/2020 13:27