MOT DU CHEF DE L’ETAT A LA PRESENTATION DES VŒUX DE L’AID AL-ADHA

 MOT DU CHEF DE L’ETAT A  LA PRESENTATION DES VŒUX DE L’AID AL-ADHA

- Monsieur le Président du Conseil Supérieur des Affaires islamiques ;

- Distingués membres du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques ;

- Mes chers frères.

Je voudrais vous témoigner toute ma reconnaissance pour les vœux forts et pleins de signification que vous avez formulés à mon endroit, à l’endroit de ma modeste famille ainsi qu’à la République tout entière.

En retour, je voudrais vous souhaiter mes vœux les meilleurs.

Puisse Allah le Tout Puissant, le Clément et le Miséricordieux nous accorder Sa grâce et préserver notre cher pays de tout mal.

Mes chers frères Oulémas,

Il y a très exactement 70 jours, lors de la cérémonie de présentation des vœux de l’Aïd el fitr, j’avais demandé l’implication pleine et active des guides religieux que vous êtes, dans la prévention des conflits intercommunautaires.

Comme des bergers de Dieu, vous avez multiplié les prières et  les prêches pour  indiquer à nos concitoyens le chemin qui mène au pâturage du vivre-ensemble et à la fontaine de la cohésion fraternelle.

Vos frères bergers des confessions chrétiennes se sont aussi pleinement  acquittés de la même mission sacerdotale.

Je mesure aujourd’hui, dans toute sa plénitude, le degré de l’investissement de l’ensemble des leaders religieux dans la dynamique de construction de la concorde nationale et de l’ancrage de la paix.

Je voudrais, très sincèrement, vous remercier  pour ce  travail de haute portée religieuse et patriotique Nous avons un seul pays, une seule terre nourricière et  une seule mère-patrie : le Tchad.

A cet égard, nous avons le devoir sacré de préserver ce précieux patrimoine que nous avons hérité de nos braves aïeux et de léguer à la postérité un pays stable, en paix et économiquement prospère.

Mes chers frères Oulémas,

L’impératif de construire une nation forte, comme chacun de nous le nourrit dans son for intérieur, doit nous amener à nous préoccuper au quotidien de la paix, de l’unité, de la tolérance et de l’altérité.

Tout conflit qui met à mal la cohabitation fraternelle entre des Tchadiens  ne doit pas nous laisser indifférent. C’est pourquoi,  je suis indigné, profondément indigné par les récents conflits  qui ont endeuillé des familles Tchadiennes dans la province de la Tandjilé.  

Je ne vais pas me livrer  à une comptabilité macabre mais ce conflit meurtrier, s’est ajouté à la longue liste des drames communautaires qui nous ont durement éprouvé cette année.  Non,  mes chers compatriotes, rien ne doit déchiqueter notre tissu social et délité notre fraternité.  

La terre et l’eau ne doivent pas être des pommes de discorde  entre les Tchadiens. Autant, l’agriculteur a besoin de  l’éleveur. Autant, l’éleveur a besoin de l’agriculteur. Les agriculteurs et les éleveurs forment un binôme interdépendant.

Mieux, je dirais qu'ils sont constituent les deux faces d’une seule et même réalité. Je ne conçois pas le Tchad sans ces deux forces motrices du développement. La vocation agropastorale de notre pays à une dimension éternelle.

Mes chers frères Oulémas,

Entrant de plain-pied dans le pic de la saison des pluies, le moment me paraît opportun de vous exhorter à multiplier vos prières  et louanges au Très Haut afin que le Ciel nous gratifie d’un hivernage fécond.  

Comme nous le savons tous, une bonne pluviométrie, bien repartie dans l’espace, est le gage d’une bonne production  agricole.

Sur ce, je souhaite une bonne fête de l’Aïd el Adha Al Moubarak à toutes les Tchadiennes, à tous les Tchadiens et à nos frères et sœurs expatriés vivant chez nous.

Je vous remercie
 




Par: DGCOM Le 11/08/2019 13:23