14ème SESSION DE LA CEMAC : DISCOURS D’OUVERTURE DU PRESIDENT EN EXERCICE

14ème SESSION  DE LA CEMAC : DISCOURS  D’OUVERTURE DU PRESIDENT EN EXERCICE

-    Messieurs les Chefs d’État et chers frères ;

-    Messieurs les Chefs de Délégation ;

-    Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

-    Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République ;

-    Messieurs les anciens Premiers Ministres ;

-    Mesdames et Messieurs les Ministres ;

-    Monsieur le Président de la Commission de la CEMAC ;

-    Messieurs les Responsables des organes et institutions de la CEMAC ;

-    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales

-    Distingués invités, tout protocole considéré ;

-    Mesdames et Messieurs.

Le Tchad et l’ensemble des Tchadiens sont comblés de recevoir leurs frères et sœurs de la sous région,  5 mois jour pour jour, après la Conférence Extraordinaire des Chefs d’états  tenue le 25 octobre dernier.

Vous témoignez, mes chers frères et sœurs, par votre présence  à N’Djamena, un réel attachement à notre sous-région et un souci constant de relever les nombreux défis qui interpellent la CEMAC.

Aussi, voudrais-je, vous  exprimer toute  ma gratitude et  vous souhaiter un agréable séjour au pays de Toumaï, notre ancêtre commun.

Au moment où nous entamons les travaux des présentes assises,  j’ai une  pensée particulière pour notre cher frère, le Président ALI BONGO ONDIMBA, dont les difficultés de santé survenues en octobre dernier ont suscité une immense émotion dans tous les pays frères de la CEMAC.

Aussi, formulons-nous, l’expression de nos vœux de prompte et totale guérison et son retour parmi nous.

Au Peuple Gabonais ainsi qu’à son Gouvernement, qu’ils trouvent également ici la plus vibrante expression de solidarité et de soutien moral de l’ensemble des populations de la Communauté.

Chers Frères  Chefs d’État ;
Mesdames et Messieurs.

Réunis le 17 février 2017 à Djibloho, en République de Guinée Équatoriale, mes pairs m’ont chargé de présider aux destinées de la Communauté, en me confiant la Présidence de son Instance Suprême.

Dès l’entame de mon mandat, une feuille de route a été tracée en prenant en compte les actions hautement prioritaires, au regard des contraintes de l’heure et des conclusions du Sommet Extraordinaire de Yaoundé du 23 décembre 2016.

En dépit du contexte particulièrement difficile que connaît notre sous-région, nous avons engagé des actions concrètes pour lesquelles des avancées tangibles ont été enregistrées.  Sans être exhaustif, nous pourrions citer :

    La mise en œuvre effective de la libre circulation des personnes dans l'espace CEMAC;

    La Stabilisation des Services de la Commission dans l’une des capitales de la Communauté, afin de mettre un terme à la situation d’errance qui persiste depuis 2013 ;

    la nomination et l’installation des membres de la Commission de la CEMAC ;

     L'installation des Juges de la Cour de Justice et de la Cour des Comptes Communautaires ;

    Le suivi de la mise en œuvre et la poursuite diligente du Plan Opérationnel 2017-2021 du Programme Economique Régional (PER) et du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) sous le parrainage de son Président dédié ;

     L’adoption des Politiques communes, notamment la Politique Commune d'Émi-Immigration en zone CEMAC, la Politique Commune de Transport et le Schéma Directeur des Infrastructures Routières et Ferroviaires en zone CEMAC ; la Politique énergétique et le Schéma Directeur pour la production et le transport de l'électricité en zone CEMAC et l'Acte Additionnel relatif au recouvrement intégral de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI).

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

La Session Ordinaire de notre conférence se tient  à un moment où persiste toujours la conjoncture économique même si quelques signaux de reprises se font sentir. 

A terme, le taux de croissance dans notre sous-région devrait s’établir autour de 3,2 % en 2019 et 3,5 % en 2020 et 2021, contre 1,5 % en 2018, et 0,2% en 2017.

Ces  résultats sont le fruit des  réformes audacieuses que nous avons engagées avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers.

Par ailleurs, les comptes publics et extérieurs courants poursuivent leur amélioration sensible par rapport aux niveaux enregistrés au début de la crise économique. Ces acquis  impactent favorablement les réserves de change ainsi que le taux de couverture extérieure de la monnaie.

Nous devons toutefois renforcer la dynamique des réformes pour relancer fortement la croissance et offrir de bien meilleures perspectives à nos populations notamment les jeunes et les femmes.

Les problématiques de long terme doivent désormais primer sur le court terme. C’est pourquoi, nous devons renforcer les réformes pour soutenir la transformation structurelle de nos économies.

Chers Frères Chefs d’État ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Il me plait d’attirer nos attentions respectives sur  le lancinant et récurrent problème du faible recouvrement des ressources de la Communauté à travers le mécanisme de la Taxe communautaire d’intégration, la TCI.

Cette problématique révèle combien cet aspect du financement hypothèque les performances attendues des Institutions Communautaires dans leurs missions traditionnelles dédiées aux réponses unanimement attendues et souhaitées par toutes nos populations.

A cet égard, il me parait indispensable, pour permettre la concrétisation de notre ambition d’intégration de nos Etats, de libérer cette ressource.  

Avec des ressources conséquentes, nous serons en mesure de doter le Fonds de développement communautaire (FODEC) de capacités à structurer seul ou avec des Partenaires, des financements à même d’accompagner les Etats dans la mise en place des projets de développement.

Pour autant, nos Institutions communautaires ont l’obligation de donner des gages de bonne gouvernance et d’utilisation rationnelle des ressources mises à leur disposition.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi, d’évoquer, tant le sujet est important,  les impératifs sécuritaires auxquels nous faisons tous face et qui pourraient, si nous n’y prenons garde, saper tous les efforts de relance de la croissance, de diversification de l’économie et de l’intégration de nos populations.

Si nous devons nous réjouir des conclusions des  dernières discussions entre les acteurs de la crise   centrafricaine  qui ont  pris fin  ce 20 mars 2019 à  Addis Abéba,  de nombreux foyers de tensions  persistent dans la sous région et exigent une mobilisation permanente de l’ensemble de  la communauté.

Comme je le notais, dans mon message à l’occasion de la Journée de la CEMAC,  il est impératif que le calme et la stabilité reviennent dans les régions anglophones du Sud-Ouest et Nord-Ouest du Cameroun.

De même,  nous devons poursuivre sans relâche la bataille que nous menons contre le terrorisme lâche et barbare perpétué par la secte BOKO HARAM dans le bassin du lac Tchad.

Il est indéniable que l’intégration économique et la libre circulation de nos concitoyens ne pourraient être totale que si elles reposent sur un socle sécuritaire solide coulé dans le béton d’une solidarité sous régionale  encore plus réaffirmée.

Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, au terme de mon mandat,  de  rendre un hommage appuyé à mes pairs pour leur soutien et leur inestimable contribution à la réalisation de nos objectifs communs.

Qu’il me soit  également permis de remercier le Conseil des Ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale,  le Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale et les Experts du Comité Inter Etat pour leurs appuis indéfectibles durant toute la période de mon mandat.

Je voudrais aussi réitérer mes remerciements au Président de la Commission ainsi qu’à tous les commissaires qui l’accompagnent au quotidien pour leurs missions exaltantes au service de la Sous-région.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs

C’est l’occasion pour moi avec la  passation de charges prévue à l’issue des présentes assises, de rendre un vibrant hommage à ce digne Grand Fils de l’Afrique Centrale qui prendra notre relais pour la relance économique, la préservation de la sécurité et l’accélération de l’intégration régionale, si chères à nos peuples et à nos Pères Fondateurs.
 
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs.

Tout en nous souhaitant de meilleures délibérations, je déclare ouverts les travaux de la 14ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.
 
Vive l’intégration de l’Afrique Centrale !

Vive la CEMAC !

Je vous remercie.


Par: DGCOM Le 24/03/2019 12:55