Discours d'Addis-Abeba en Ethiopie.

Le Président IDRISS DEBY ITNO a prononcé un important discours à Addis-Abeba en Ethiopie. Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée Equatoriale, Président en exercice de l’Union Africaine ; Monsieur le Premier Ministre de l’Inde ; Monsieur le Premier Ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie ; Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat, de Gouvernement et de Délégation ; Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ; Mesdames et Messieurs ; Permettez-moi tout d’abord d’exprimer au peuple et au Gouvernement de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie, nos sincères remerciements pour l'accueil fraternel et pour toutes les marques d’attention dont moi-même et la délégation qui m’accompagne faisons l’objet depuis notre arrivée dans cette belle ville d’Addis-Abeba. Qu’il me soit également permis de féliciter, au nom de tous les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC); que je représente ici, et en mon nom propre, la Commission de l’Union Africaine et la partie indienne pour la minutieuse préparation et la tenue, dans les délais prévus, de ce 2ème Forum du Sommet Afrique-Inde, après celui tenu avec succès les 8 et 9 avril 2008 à New Delhi. La délégation tchadienne que je dirige souscrit entièrement au thème de notre sommet qui est « Pour un partenariat renforcé, une vision partagée ». Notre ordre du jour cadre parfaitement avec notre vision de la coopération qui est une coopération équitable et mutuellement bénéfique. En effet, les relations indo-africaines remontent au XVème siècle, marqués par des échanges économiques très étroits. C’est pourquoi, nous disons aujourd’hui comme hier, que l’Afrique demeure le partenaire stratégique de l’Inde. Excellences Messieurs les Co-présidents Ce 2ème Forum du Sommet Afrique-Inde vient couronner un processus initié depuis 2008, marqué par d’importantes réalisations aussi bien à l’échelle continentale qu’à celle des communautés économiques régionales. La volonté de l’Afrique et de l’Inde de renforcer leurs relations se justifie à beaucoup d’égards. L’Inde, pays émergent, avec une population de plus d’un milliard, dispose d’un savoir-faire, d’une expertise avérée dans des domaines variés et des ressources susceptibles de contribuer au développement des pays africains. L’Afrique, avec près d’un milliard d’habitants et d’énormes richesses minières, offre beaucoup d’opportunités d’investissement et constitue un marché attrayant pour les investisseurs indiens. Le niveau d’échanges entre l’Afrique et l’Inde qui se situe à plus de 46 milliards de dollars en 2010 et les investissements de l’Inde chiffrés autour de 90 milliards de dollars dans la même année constituent un motif de satisfaction, même si ces chiffres sont loin d’épuiser toutes les potentialités du partenariat. La Déclaration d’Addis-Abeba et le document cadre de coopération renforcée, ainsi que le Plan d’action connexe, définissent les principes et les axes de la coopération entre les deux parties et couvrent l’ensemble des domaines d’intérêt commun. Cependant, il est important de souligner que la mise en Œuvre des décisions prises nécessite un plan d’action précis, un mécanisme de suivi conséquent et des programmes concrets à réaliser dans le temps et dans l’espace. La coopération entre l’Inde et le Tchad est récente et dynamique. Elle est appelée à se développer grâce à notre volonté commune et à l’impulsion que nous sommes disposés à lui donner. En témoigne les projets de développement en cours de réalisation et l’identification de nouveaux secteurs de coopération. Dans le cadre du Projet TEAM 9, trois usines, notamment celles de montage de tracteurs, de filature et de jus de fruits, sont opérationnelles dans notre pays. Nous sommes aussi disposés à accueillir d’autres unités industrielles indiennes au Tchad. Pour favoriser et renforcer cette coopération, nous adhérons entièrement à la Déclaration d’Addis-Abeba, ainsi qu’à tous les documents susceptibles de rendre opérationnelles nos recommandations, en vue de la concrétisation du partenariat Afrique-Inde, sous l’égide de l’Union Africaine. Mesdames, Messieurs En ma qualité de Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC);, je profite de cette tribune pour dire que la CEEAC, à l’instar des autres sous-régions, dispose d’un portefeuille de projets intégrateurs dans des secteurs variés, tels que les infrastructures, les transports, l’énergie, la santé, et bien d’autres qui pourraient être soumis au partenariat Afrique-Inde pour d’éventuels financements. En venant à ce Sommet, la CEEAC n’a qu’une seule préoccupation, celle de partager avec nos partenaires indiens le souci de relever le défi majeur d’un développement durable. C’est pourquoi, la CEEAC souhaite voir se réaliser tous les objectifs que se fixe le partenariat Afrique-Inde et réaffirme son engagement à contribuer à sa réussite. Je vous remercie de votre aimable attention.

Par: Betel Miarom Le 24/05/2011 00:00