CLÔTURE DE LA 31ème SESSION DE L’UA
Les assises de la 31ème session des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine se sont tenues du 1er au 2 juillet dernier à Nouakchott en Mauritanie. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO y a pris part. Quels sont les grands enseignements de cette session ?
Vaincre la corruption. C’est à ce combat que les dirigeants du continent vont désormais se livrer de manière ferme. Et les assises du 31ème Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui se sont tenues à Nouakchott les 1er et 2 juillet ont été dominées par ce thème. C’est une gangrène qui constitue un sérieux handicap à l’envol socio-économique de nos pays. Tous les secteurs clés sont concernés par cette situation qui nécessite un long et harassant combat mais surtout un engagement fort de nos Etats.
Si la question de la lutte contre la corruption était le sujet principal de cette session de l’Union africaine, d’autres sujets non moins importants ont aussi attiré l’attention des dirigeants du continent. Il s’agit notamment du règlement pacifique des crises et des tensions, en passant par la réforme de l’Institution, la lutte contre le terrorisme ainsi que la lancinante question de la migration clandestine. Le sommet de Nouakchott s’est achevé le 02 juillet par l’adoption d’une série de recommandations et de rapports.
Parmi les autres sujets évoqués, dans le communiqué final du sommet de Nouakchott, il y a l'impérieuse nécessité de résoudre pacifiquement les crises, les tensions et les conflits que vit le continent africain, dont la crise libyenne ainsi que les tensions entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Seulement dix huit mois nous séparent de 2020, date fixée par les Chefs d’Etat africains pour faire taire les armes et débarrasser l’Afrique du fléau des conflits. C’est des situations qui freinent considérablement l’essor du continent et confortent les conditions du maintien d’un grand nombre de ses populations dans la pauvreté et les poussent à l’exode et à la migration.
Sur un autre volet, les dirigeants africains ont fait le point sur l’intégration africaine, en examinant le projet de zone de libre-échange approuvé en mars dernier à Kigali, au Rwanda, lequel vise à booster et accroître les échanges commerciaux sur le continent. Cinq nouveaux pays ont signé la convention portant création de la zone de Libre Echange continentale, ce qui porte le nombre des signataires à 49 pays. Le Tchad, lui emboite le pas aux pays qui ont déjà signé le document de l’entrée en vigueur de la zone de libre échange continental.
Le sommet de Nouakchott a permis l’examen des questions de grand intérêt pour l’avenir de l’Union Africaine qui connait des avancées significatives au plan de la réforme institutionnelle et l’application de la règle d’or pour son financement en plus de la réduction du budget de 2019.
En fin, les dirigeants africains n’ont pas manqué à Nouakchott, de rendre hommage à l’un des leaders charismatiques du continent africain, symbole de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela, à l’occasion de la célébration du centenaire de sa naissance, le 18 juillet 1918.
Par: DGCOM Le 05/07/2018 15:50