REMARQUES LIMINAIRES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR LA REFORME INSTITUTIONNELLE DE L’UA
- Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Délégation ;
- Monsieur le Président de la Commission ;
- Mesdames, Messieurs.
Je voudrais, tout d’abord, remercier et féliciter mon Frère le Président Kagame pour la qualité de son rapport et les progrès enregistrés en peu de temps dans le processus de réforme institutionnelle. Je salue également l’excellent travail de coordination et de suivi accompli par le Président de la Commission et l’ensemble de son équipe dédiée à cette réforme.
Je note avec satisfaction, qu'en dépit des écueils qui sont encore nombreux, nous sommes sur la bonne voie. Les succès de plus en plus éclatants que nous font découvrir les rapports d’étape sur la réforme, nous rassurent et nous confortent dans notre conviction que notre salut réside dans notre unité, notre intégration économique et politique, ainsi que dans notre cohésion.
C’est pourquoi, je voudrais une fois de plus nous inviter tous à apporter tout notre soutien au processus de réforme en cours.
Comme je l’ai toujours dit, la réforme institutionnelle n’est pas une simple question technique de prélèvement d’une taxe quelconque, mais plutôt, un engagement politique fort s’inscrivant dans une ambition légitime de réaliser des objectifs stratégiques de long terme liés à la place et au rôle de notre Continent face au reste du monde.
Grâce à notre engagement et à notre soutien collectifs, le processus de réforme commence à porter ses fruits. Depuis le Sommet de janvier, des avancées notables ont été enregistrées et le rythme de la mise en œuvre de la réforme s’est accéléré. Les mécanismes de consultation élargie et de supervision du processus de réforme sont pleinement opérationnels.
La rationalisation de nouvelles méthodes du Sommet se renforce ; le prélèvement de 0,2% est mis en application par certains pays ; le mécanisme de gouvernance du Fonds pour la paix est adopté et plusieurs Etats membres y ont déjà contribué.
A cela, s’ajoute la réflexion menée sur une division claire du travail et une collaboration effective entre l’Union africaine, les Communautés économiques régionales (CER), les États membres et autres institutions continentales, conformément au principe de subsidiarité.
Nous saluons et appuyons fortement cette approche de répartition des rôles basée sur un système de planification et de financement conjoints, en limitant le rôle de l’Union à la définition de l’orientation stratégique globale et des priorités continentales, ainsi que des positions africaines communes et leur mise en œuvre.
Les modalités d’interaction et de complémentarité entre l’Union, les Communautés Economiques Régionales et les Etats membres devraient être rapidement définies dans la perspective des Sommets dédiés à cet effet à partir de juillet 2019.
Nous saluons également le nouveau mécanisme d’approbation du budget, et les efforts tendant à clarifier et rationaliser le rôle de certains organes comme l’Agence du NEPAD, le MAEP, le Parlement Panafricain, les organes judiciaires et le Conseil de Paix et de Sécurité.
Le Tchad par ma voix apporte son appui total au processus de réforme et encourage le Président Kagamé à le conduire jusqu’à son aboutissement.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Par: DGCOM Le 02/07/2018 14:16
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