L’AID EL FITR AL MOUBARAK : DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT
- Distingués membres du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques ;
- Mes chers frères.
Je voudrais, à l’entame de mon propos, rendre grâce à Allah le Tout Puissant, qui nous a comblé de son immense miséricorde durant le mois sacré de ramadan.
Puisse Sa grande Félicité couvrir éternellement notre nation tout entière.
Permettez-moi, chers frères Oulémas, de vous exprimer ma gratitude pour les vœux que vous avez formulés à mon endroit, à l’endroit de ma modeste famille ainsi qu’à toute la République.
En retour, je vous présente mes vœux les meilleurs : vœux de paix, de santé, de plénitude spirituelle et d’épanouissement individuel et collectif.
Mes chers frères Oulémas,
Vous avez imploré le Ciel pour que la paix, la stabilité et l’union fraternelle entre les filles et fils du Tchad demeurent une réalité quotidienne.
Ces vœux ardents sont assurément ceux qui animent l’ensemble des enfants de ce pays car la refondation de notre nation qui nous préoccupe tous exige bien entendu un environnement paisible et stable.
C’est dans la paix, la sérénité, la sécurité et l’unité que la nouvelle République pourra prospérer au bénéfice des générations actuelles et futures.
C’est pourquoi, nous devons cultiver sans cesse ces valeurs fortes. Comme nous le savons tous, la paix, la stabilité et la cohésion sociale sont des quêtes permanentes et des constructions de tous les instants.
Nous devons veiller et surtout nous investir pour que ces précieuses valeurs se consolident davantage. Nous ne devons pas nous contenter des acquis car nous n’avons pas la maitrise du temps.
C’est à une vigilance renforcée que je voudrais nous convier, mes chers frères, car il est question du devenir de notre grande et belle nation.
Nous devons nous illustrer, de manière permanente, par des actes positifs et éviter soigneusement des attitudes de nature à semer la zizanie et à porter un coup à l’harmonie sociale et au vivre-collectif.
Mes chers frères Oulémas;
Cet investissement qui a une totale dimension patriotique interpelle au premier chef les leaders religieux que vous êtes.
Dans cette phase historique de la vie de notre pays, vous avez la mission première de conscientiser nos compatriotes sur les enjeux et la portée de la paix, de la sécurité et de l’entente cordiale entre les tchadiens.
Comme je le notais à l’instant, la 4ème République dont la naissance a été unanimement célébrée doit être portée par l’ensemble des tchadiens.
Cette république pleine d’ambitions nous impose des attitudes revisitées. Le développement économique et la prospérité sociale auxquelles l’on aspire passent par le travail.
Nous devons privilégier l’efficacité dans le travail qui est le chemin le plus sûr pour atteindre l’idéal tant recherché de l’émergence.
Le sens élevé du travail que nous prônons doit être la manifestation matérielle de l’amour que nous portons à notre patrie.
Mes chers frères ;
A cette exigence cardinale du travail, il convient d’ajouter un certain nombre de facteurs tout aussi déterminants pour le développement du pays.
Je fais bel et bien allusion au respect et à la rigueur dans la gestion de nos ressources qui sont d’ailleurs limitées.
L’exigence d’une morale républicaine comme vecteur essentiel du progrès s’impose à tous les citoyens.
Dans cette perspective, nous devons combattre sans relâche la corruption, la gabegie, le pillage des ressources publiques et l’anarchie sous toutes ses formes.
L’autorité de l’État, doit à cet égard, se manifester pleinement et totalement. L’État va sévir de manière énergique et réprimer sans ménagement, ni complaisance, tous ceux qui posent des actes contraires à l’esprit de nos lois.
Dans cette lutte, la contribution et le concours de l’ensemble des leaders religieux sont aussi fortement sollicités.
En votre qualité d’objecteurs de conscience, vous devrez faire, en amont, un important travail de pédagogie basé sur la spiritualité.
L’institution du serment confessionnel qui donne aujourd’hui lieu à des spéculations tendancieuses et incompréhensibles participe de cette logique.
Et je me réjouis du fait que nos leaders des différentes confessions religieuses accomplissent déjà, de manière fort remarquable, ce travail de sensibilisation des fidèles sur la nécessité d’épouser des comportements vertueux et civiques.
Je mesure pleinement le poids du travail que vous abattez dans vos différentes mosquées.
Dans vos prêches et sermons, vous avez toujours véhiculé des messages axés sur la rectitude morale et des conduites dignes dans la vie sociale.
Cette mission de sacerdoce est nécessaire pour nous tous et pour le progrès de notre pays. Je vous invite à redoubler d’ardeur dans la poursuite de cette mission noble et éminemment sacrée.
Monsieur le Président du Conseil supérieur des affaires islamiques ;
Mes chers frères Oulémas.
Avant de clore mon propos, je voudrais vous remercier infiniment pour toutes les louables actions que vous posées dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Nous avons toujours besoin de vos prières, de vos méditations et de vos louanges.
J’ai la conviction profonde qu'aucune oeuvre durable et pérenne ne peut se construire sans la bénédiction et la grâce du Tout Puissant.
Sur ce, je souhaite une bonne fête de Ramadan à tous les tchadiens de l’intérieur du pays et ceux de la diaspora ainsi qu'à toute la communauté musulmane d’Afrique et du reste du monde.
Je vous remercie.
Par: DGCOM Le 15/06/2018 12:36
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