21 juin 2012 : Plaidoyer des jeunes tchadiens pour la préservation et la sauvegarde du Lac Tchad

Le président de l’Association « Espace vert du Sahel », M. Nékian Joel Yodoyman et le président du club écologique du collège évangélique de N’Djaména David Naibei ont fait le déplacement de Rio pour appuyer le plaidoyer mené par le Président de la République. Bonjour chers participants à la conférence de Rio + 20, je m’appelle David Naibei, je suis le président d’un club écologique d’un collège au Tchad. Je voudrais vous transmettre un message des enfants de ce pays à propos du Lac Tchad. Vous savez, ce lac, autrefois l’un des plus grands d’Afrique, traverse des moments difficiles qui risquent de conduire à sa disparition et ainsi de compromettre les moyens de subsistance de million de personnes vivant dans cet immense bassin que partagent le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad. En effet, depuis cinquante ans, le lac Tchad ne cesse de se rétrécir : de 25.000 Km2 en 1963, sa superficie est estimée aujourd’hui à moins de 2.000 km2. Cette réduction est due en grande partie au réchauffement climatique. Il faut dire que mon pays, le Tchad, est l’un des plus chauds du globe avec des températures pouvant dépasser facilement 50C. De ce fait, le volume des eaux qui alimentent le Lac est en perpétuelle diminution à cause de l’évaporation et des irrigations qui sont faits le long des cours d’eau. Aujourd’hui, le lac est victime de toute sorte de problèmes et de menaces. Il y a la pollution qui affecte la qualité de l’eau et il y’a aussi la construction de plusieurs barrages qui réduit fortement les débits de l’eau qui doit alimenter le Lac. A cause de toutes ces contraintes et surtout du réchauffement global de la planète, ce patrimoine dont dépendent tant de personnes est en péril. Il y a la réduction de la biodiversité du lac qui se poursuit à grande échelle (par exemple le bŒuf kouri qui est un spécimen unique et qui ne se rencontre que dans la région du Lac est entrain de disparaitre);. Il faut aussi noter le développement et la prolifération de certaines plantes envahissantes (comme le typha); qui perturbent l’équilibre écologique du milieu, sans oublier la salinisation accrue des eaux du Lac. Les plaines d’inondation pour les cultures sont réduites et des ilots apparaissent, modifiant constamment la configuration du milieu et influençant ainsi le mode de vie des populations du lac. La baisse du niveau du Lac pénalise les pratiques de pêche, cet assèchement favorise également la migration de centaines de milliers des personnes qui sont arrachées de leur milieu de vie et livrées à l’exode ainsi qu’à la désolation. Des cultures et des traditions de plusieurs siècles construites autour de ce patrimoine s’effritent et se perdent. De plus, en matière de santé, le tarissement du lac ainsi que la constitution de marres favorisent la multiplication des vecteurs de maladies telle le paludisme et le choléra. C’est pour relever tous ces défis que nous sommes venus aujourd’hui vers vous. Nous vous exhortons à appuyer les projets et organismes dédiés à la sauvegarde de ce Lac. SVP, SVP aidez nous à sauver le LAC TCHAD et à redonner espoir et gout de vivre à ces millions d’enfants qui vivent du Lac Tchad. Merci

Par: DGCOM Le 23/06/2012 00:00