Discours du Président en exercice de l’U A, à la réunion du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye

Discours du Président en exercice de l’U A, à la réunion du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye


(Brazzaville, le 27 janvier 2017)


Monsieur le Président du Haut Comité de l’Union Africaine sur la Libye, mon frère SASSOU ;

Messieurs les Chefs d’Etat et de délégations ;
Monsieur le Commissaire à la Paix et à la Sécurité ;
Monsieur le Président Kikwete, Envoyé Spécial de l’UA pour la Libye ;
Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Libye ;
Monsieur le Représentant de la Ligue Arabe ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs.

Je voudrais, du fond du coeur, vous remercier tous d’avoir consacré votre précieux temps à cette réunion du Haut Comité de l’Union Africaine sur la Libye.

J’exprime également toute ma reconnaissance au Président SASSOU, au gouvernement et au peuple congolais pour la chaleur de leur accueil et les dispositions prises pour le succès de cette rencontre.

Je voudrais aussi saisir cette opportunité pour présenter à toutes et à tous mes vœux les meilleurs pour l’année nouvelle. Puisse le Créateur nous combler de sa Grâce et de sa Félicité.
Excellences
Mesdames, Messieurs,

Il y a deux mois, nous nous sommes retrouvés à Addis Abeba pour explorer les voies et moyens nous permettant d’aider efficacement nos frères libyens à sortir de la profonde crise dans laquelle se trouve plongé leur pays.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons à Brazzaville pour affiner notre feuille de route en vue  de mener des actions coordonnées  et harmonisées dans la perspective d’une solution négociée à cette crise qui n’a que trop duré.  

Comme on l’a tous reconnu,  la solution pérenne et durable à la crise libyenne passe par le dialogue et la concertation.
La tenue d’un dialogue inclusif qui rassemble toutes les factions libyennes est, à cet égard, une urgence et un impératif de premier ordre.

Toutes les parties, sans exclusion aucune, doivent accepter de se retrouver autour d’une table pour discuter de manière franche, sincère et loyale sur l’avenir de leur pays. Il est indéniable qu'il n’y a pas et qu'il n’y aura pas de solution militaire à la crise libyenne.
C’est à juste titre que l’Union Africaine et les pays voisins de la Libye ne ménagent aucun effort pour appuyer les efforts de la communauté internationale visant à réconcilier nos frères libyens.

Ces efforts se sont traduits par la création d’un Groupe de contact international sur la Libye, l’institution de la réunion des Ministres des Affaires Etrangères des pays voisins et la désignation d’un Envoyé Spécial de l’U.A pour la Libye.

La mission assurément difficile et délicate confiée au Président SASSOU, participe de cette dynamique globale de recherche de la paix et d’une solution négociée à la crise.

Mesdames, Messieurs.

En dépit des efforts considérables de l’Union Africaine et de toute la communauté internationale, de profondes divergences persistent toujours entre les acteurs libyens, et la paix est loin d’être une réalité dans ce pays.

Plus les différents acteurs vont tergiverser, plus la solution sera difficile. Qui veut réellement l’avenir de son pays doit accepter de composer avec ses frères. A moins qu'il veuille hériter d’un pays en ruines

Aujourd’hui, les violences, les tensions intercommunautaires et les actions barbares du groupe terroriste Daech hypothèquent gravement l’avenir de la Libye.

A ces défis, s’ajoutent diverses entreprises criminelles qui exacerbent ce climat d’insécurité et d’instabilité.

Au delà de la Libye, c’est la zone sahélo-saharienne qui est  durement éprouvée par l’insécurité et la criminalité organisée.

C’est au regard de la détérioration grandissante de la situation sécuritaire dans la partie méridionale de la Libye que le Gouvernement tchadien a été contraint de fermer sa frontière terrestre.

Mesdames, Messieurs,
 
L’ampleur de cette crise commande une solution urgente. Il est de la responsabilité des acteurs politiques libyens de préserver l’unité, l’intégrité territoriale et la cohésion de leur pays.

Toutes les parties prenantes doivent  privilégier l’intérêt supérieur de leur pays et jeter les bases de nouvelles institutions viables et solides.  

Comme je l’ai dit lors de la rencontre d’Addis Abeba, L’Union Africaine, les pays voisins de la Libye et toute la communauté internationale sont déterminés à accompagner les frères libyens dans ce processus de dialogue politique global et inclusif.

Je formule le vœu qu'à la prochaine réunion du comité de l’Union Africaine sur la Libye, nous ne parlions plus de processus de dialogue à mettre sur les rails, mais plutôt  d’une amorce de paix à consolider.

Je sais que les frères libyens sont capables de faire triompher l’idéal de l’unité nationale.

Tout en nous souhaitant des échanges fructueux et constructifs, je souhaite pleins succès à nos travaux.

Je vous remercie.



Par: DGCOM Le 28/01/2017 09:39



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