RÉUNION DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DES PAYS VOLONTAIRES DE LA CARIC.
- Messieurs les Chefs d’Etat et de Délégations ;
- Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
- Monsieur le Commissaire à la Paix et Sécurité ;
- Distingués invités ;
- Mesdames et Messieurs.
Je voudrais vous remercier de votre présence à cette réunion de concertation sur la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), et féliciter mon Frère, le Président Jacob Zuma d’en avoir pris l’initiative.
La CARIC, faut-il le rappeler, a été créée, à titre transitoire, en attentant la pleine opérationnalisation de la Force Africaine en Attente (FAA) et de sa Capacité de Déploiement Rapide (CDR), pour doter l’Union Africaine d’une force souple et robuste constituée des unités équipées, fournies par les Etats membres sur une base de volontariat.
Cette Capacité, instituée en juin 2013 par la Décision 489 de la Conférence de l’Union, tenue à Addis-Abeba, est destinée à être déployée pour répondre aux situations d’urgence dans le cadre de l’Architecture africaine de Paix et de Sécurité (APSA).
A cet effet, un centre stratégique de coordination des opérations a été prévu pour la mise en œuvre du mandat de la CARIC sous la direction du Département Paix et Sécurité.
En janvier 2014, ici même à Addis-Abeba, treize Etats membres se sont prononcés en faveur de la CARIC et ont promis y contribuer en troupes. Il s’agit des Etats suivants : Algérie, Angola, Ethiopie, Ghana, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal, Soudan, Tanzanie, Tchad et Ouganda
Excellences ;
Mesdames et Messieurs.
Malgré toutes les dispositions ci-haut rappelées et notre volonté d’aller de l’avant, la CARIC peine à se concrétiser. Bien plus, en juillet 2016, à Kigali, elle failli être dissoute sur la base des recommandations de la 9ème réunion du Comité Technique Spécialisé sur la défense, la sureté et la sécurité, tenue en juin 2016 à Addis-Abeba.
En créant la CARIC, nous avions tous senti la nécessité absolue de conjuguer nos forces pour faire face à des situations d’urgence en attendant la pleine capacité opérationnelle des Forces africaines en attente.
Les raisons qui ont conduit à la création de la CARIC restent valables et les défis à relever par cette Capacité n’ont pas changé de nature comme en témoignent, entre autres, l’implantation à grande échelle du terrorisme au Sahel, alimenté par la crise libyenne, la résurgence des violences en RCA, la poursuite des affrontements meurtriers au Soudan du Sud, les multiples crises pré ou post-électorales aux conséquences imprévisibles.
Excellences ;
Mesdames et Messieurs.
Les opérations militaires menées actuellement contre Boko Haram, dans le bassin du Lac-Tchad, par la Force multinationale mixte, et les réflexions en cours dans le cadre du G-5 Sahel sur la mise en place des unités spécialisées dédiées à la lutte contre le terrorisme, l’insécurité transfrontalière et la criminalité organisée transnationale, peuvent et doivent servir d’exemple pour donner corps à la CARIC.
Dans cette optique, nous estimons qu’il est important que la Commission de l’U.A et les responsables militaires des pays volontaires de la CARIC se réunissent dans les meilleurs délais pour nous soumettre des propositions concrètes nous permettant d’avancer dans la mise en place effective de la CARIC.
Le continent se doit de répondre de manière coordonnée, concertée et efficace aux situations d’urgence de crises et conflits qui le prennent souvent au dépourvu et le mettent à rude épreuve.
Je vous remercie.
Par: DGCOM Le 09/11/2016 10:13
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