DISCOURS DU PRESIDENT EN EXERCICE DE L’UA A L’OUVERTURE DU SOMMET EXTRAORDINARE SUR LA SÉCURITÉ ET LA SÛRETÉ MARITIMES ET LE DÉVELOPPEMENT
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Délégation,
Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Commissaires,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales, régionales et sous régionales
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs.
Permettez-moi, avant tout propos, d’adresser au nom de l’Union Africaine et en mon nom propre, mes sincères remerciements et mes chaleureuses félicitations au peuple togolais et à son gouvernement, pour l’accueil chaleureux, l’hospitalité et l’excellente organisation de la session extraordinaire de notre Conférence.
Aussi, voudrais-je féliciter mon Frère le Président FAURE GNASSINGBE pour son initiative et son investissement personnel dans la mise en route et le suivi du projet de Charte sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement.
De même, en votre nom à vous tous, je tiens à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la finalisation du projet de Charte soumis à notre examen et adoption, notamment la Commission, le Conseil Exécutif, les Comités techniques spécialisés sur la défense et la sécurité, ainsi que sur la justice et les affaires juridiques.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Sur 54 pays que compte l’Afrique, 38 sont des États côtiers et plus de 90 % de nos importations et exportations transitent par la mer, et un nombre important des corridors commerciaux maritimes les plus stratégiques se trouvent dans l’espace maritime africain.
Les immenses ressources naturelles et potentialités économiques que renferme la zone maritime africaine constituent un levier essentiel pour le développement d’une économie bleue dans toutes ses dimensions.
Cet espace vital pour nous-même et pour le reste du monde tend à devenir un lieu de prédilection des activités criminelles de tous genres, en particulier, la piraterie, le vol à main armée, les trafics des être humains, de drogues, d’armes, la pêche illicite, auxquels s’joutent les déversements de déchets toxiques et d’hydrocarbures.
Ces menaces constituent à la fois une source d’insécurité grandissante et la cause d’un manque à gagner pour le continent estimé en plusieurs milliards de dollars par an.
Face à ces multiples défis et menaces multiformes, Il est donc urgent d’envisager des moyens de riposte appropriés à l’échelle du continent pour préserver notre espace maritime et profiter de ses immenses opportunités.
A cet égard, je me félicite des différentes initiatives sous régionales et continentales visant à prendre à bras-le-corps les menaces pesant sur l’espace maritime, notamment les Sommets de Yaoundé et de Mahé aux Seychelles, tenus respectivement en juin 2013 et février 2015, ainsi que la Stratégie africaine intégrée maritime à l’horizon 2050 (AIM-2050), adoptée en janvier 2014 par notre Conférence.
Dans le même élan, il me plaît de saluer la mobilisation du continent en faveur d’un engagement à long terme et d’une réponse collective et efficace à travers l’élaboration du projet de charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement dont l’examen et l’adoption est l’objet principal de nos présentes assises.
Excellences
Mesdames, Messieurs,
Le titre du projet de Charte sous examen ne fait que mettre en relief l’évidente réalité que le développement du Continent passe par la sûreté et la sécurité de l’espace maritime africain. La multiplication et l’intensification, ces dernières années, des actes de piraterie dans les Golfs d’Aden et de Guinée ont sérieusement mis à mal la liberté de navigation bien au-delà de l’Afrique, sans compter les conséquences liées aux atteintes portées à la stabilité et à la sécurité des Etats côtiers affectés, ainsi qu’aux victimes innocentes.
C’est pourquoi nous ne devrions, sous aucun prétexte, abandonner notre espace maritime à des terroristes, brigands et autres trafiquants criminels faisant de cet espace un lieu de prédation et d’insécurité.
Pour ce faire, la réponse idoine à ces multiples et complexes menaces nous semble être l’adoption de la Charte sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement, inscrite à l’ordre du jour de nos travaux.
Une fois adoptée et entrée en vigueur, elle marquera sans nul doute une nouvelle étape décisive dans la dynamique de préservation de l’environnement marin sous toutes ses formes et de développement d’une croissance durable pour notre continent.
La Charte constitue un instrument juridique facilitant la mutualisation de nos moyens et la mise en place des mécanismes de coordination et de surveillance dans un cadre unifié de lutte contre toutes les menaces sur l’espace maritime.
Elle permettra également de promouvoir le commerce, l’exploitation des immenses potentialités du domaine maritime, ainsi que la création de richesse et d’emplois dans plusieurs secteurs.
Excellences
Mesdames, Messieurs,
Le processus d’élaboration du projet de Charte sur la sûreté et la sécurité a suivi son cours normal. Il a été examiné par les Comités Techniques Spécialisés concernés, les experts compétents, et dans le cadre de ce Sommet extraordinaire, par le Comité des Représentants Permanents et le Conseil Exécutif dont le rapport nous sera présenté dans les minutes qui suivent.
En espérant que notre Conférence tiendra dûment compte des conclusions pertinentes et consensuelles de nos ministres, et en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Par: DGCOM Le 16/10/2016 15:09
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