05 mai 2012 : Visite de travail du Président à Bangui

Le Chef de l’Etat a été élevé cet après-midi par son homologue centrafricain François Bozizé à la dignité de Grand Croix de l’Ordre national de la République Centrafricaine. Monsieur le Président et Cher Frère ; Monsieur le Premier Ministre ; Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ; Monsieur Pierre Buyoya, infatigable médiateur de notre espace ; Madame la Première Dame ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs ; C’est pour moi un immense plaisir de retrouver mes frères et sŒurs centrafricains. A cet effet, je voudrais, au nom de la délégation qui m’accompagne et en mon nom personnel, remercier très sincèrement le peuple et le Gouvernement centrafricains pour l’accueil qui nous a été réservé et pour toutes les marques d’attention dont nous sommes l’objet depuis notre arrivée. Je voudrais aussi, en mon nom personnel et celui de la délégation qui m’accompagne, remercier très sincèrement mon Frère François Bozizé, Président de la République Centrafricaine. La République Centrafricaine et la République du Tchad entretiennent de vieilles relations séculaires. Les peuples centrafricain et tchadien partagent de nombreux points communs. La République Centrafricaine et la République du Tchad appartiennent à plusieurs ensembles sous-régionaux, régionaux et internationaux qui sont, entre autres, la CEEAC, la CEMAC et la CBLT. D’ailleurs, Monsieur le Président, vous avez participé activement à la 14ème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CBLT marquée par votre brillante allocution lors de la cérémonie d'ouverture à N’Djaména, le 30 avril dernier. Monsieur le Président, Cher Frère ; Mesdames et Messieurs ; Nous connaissons votre engagement et votre détermination à faire des relations entre nos deux pays et nos deux peuples un exemple d’intégration et de solidarité africaines, car nos pays pris individuellement, ne peuvent pas relever le défi de la mondialisation sauvage que veut nous imposer le monde des finances internationales. Dans ce domaine, je me félicite des décisions prises par nos deux gouvernements pour favoriser les échanges commerciaux entre nos deux pays. Je citerai la volonté du gouvernement centrafricain d’importer les hydrocarbures du Tchad et de rendre formel le commerce du bétail. Pour ce qui concerne les télécommunications, je me réjouis de la signature d’un accord de prêt auprès des bailleurs pour l’installation de la fibre optique. S’il y a un sujet qui me préoccupe principalement, c’est la sécurité de nos compatriotes dans notre espace. Nous devons renforcer la coopération entre nos services de sécurité afin d’éradiquer le phénomène de coupeurs de route et le grand banditisme transfrontalier, car nos populations ont besoin de la paix et de la stabilité pour apporter leur contribution au développement économique, social et culturel de leur pays. En effet, le peuple tchadien et le peuple centrafricain ont trop souffert de l’instabilité et des agressions extérieures. Ils ont payé un lourd tribut. Nous devons faire en sorte qu’ils ne vivent plus ces souffrances et ces injustices. La visite de travail que j’effectue aujourd’hui vise cet objectif majeur. Monsieur le Président François Bozizé, Cher Frère ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs ; Nous partageons une vision commune pour le continent africain. Une vision inspirée des nobles idéaux du Père de l’indépendance de la République Centrafricaine, je veux nommer le héros BARTHELEMY BOGANDA. C’est l’occasion pour moi, au moment où nos pays ont célébré les cinquante ans de leurs indépendances, de lui rendre un vibrant hommage pour le sacrifice qu’il a consenti pour la liberté et la justice. Afin de préserver cet acquis indéniable, nous devons développer des relations culturelles et scientifiques en faveur de notre jeunesse. Nos universités et nos instituts doivent ouvrir leurs portes à nos jeunes. C’est de cette manière que nous créerons un espace d’échanges et de connaissances. Nous devons éviter à la jeunesse la tentation d’émigrer vers l’Europe où elle subit toutes les humiliations. Jeunesse centrafricaine et tchadienne, votre place est ici, chez vous en Afrique ! Monsieur le Président et Cher Frère ; Madame la Première Dame ; Après les propos élogieux que vous avez tenus à mon endroit et votre ferme volonté de voir les relations centrafricano-tchadiennes servir de modèle dans notre sous-région, je voudrais en retour vous rassurer de mon entière disponibilité à faire de la RCA et du Tchad les locomotives de notre intégration. Monsieur le Président et cher frère ; Vous m’avez fait un grand honneur en m’élevant à la dignité de Grand Croix de l’Ordre national de la République Centrafricaine. Je vous en suis reconnaissant. Au nom du peuple tchadien, je vous remercie pour votre acte. Aussi, tout en vous renouvelant mes remerciements et celles de la délégation qui m’accompagne, je vous invite à porter votre toast pour le renforcement de notre coopération exemplaire pour le bien-être des peuples centrafricains et tchadiens. Vive l’amitié tchado-centrafricaine Je vous remercie

Par: Le 05/05/2012 00:00