POINT DE PRESSE DE MADAME LA MINISTRE DES POSTES.DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION. PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT(N'DJAMENA le, 22 juillet 2018)
Mesdames et Messieurs, les journalistes des différents organes de presse ;
II y a quelques jours, l'Organisation non gouvernementale Amnesty International, a travers, son dernier rapport virulent contre le Tchad, intitulé : « Budget en chute, répression en hausse : le coût humain des mesures d'austérité au Tchad » a indexé une fois de plus, notre pays en publiant des informations non fondées, partisanes et truffées d'accusations graves de nature à saper, les efforts menés par le gouvernement tchadien, dans le cadre de l'amélioration de la gouvernance,
A travers ce point de presse, le gouvernement de la République du Tchad par ma voix, tient à porter à l'attention de l'opinion nationale et internationale ©t à rappeler Amnesty international que le Tchad, en tant que pays souverain, a toujours respecté les textes relatifs à la protection des droits d© l'homme et du citoyen en conformité avec les normes internationales telle que dictées par la Déclaration universelle des droits de l'homme. D'autre part, Amnesty International, de par sa mission a l'obligation de respecter le principe contradictoire. Le gouvernement constate avec regret que les contributions fournies par ses officiels n'ont pas été prises en compte dans ce rapport qui d'ailleurs n'a pas été soumis avant sa publication comme l'exige la pratique puisque les membres du gouvernement avaient été consultés dans le cadre de son élaboration. Il y a donc lieu de se poser des questions sur la pertinence des analyses et conclusions de ce document établi avec si peu de sérieux et d'objectivité.
En effet, dans son rapport publié le 16 juillet dernier, Amnesty international parle avec inconscience et légèreté, de violations des droits humains, de détérioration des droits à la santé et à l'éducation en passant par le manque des libertés fondamentales notamment les libertés d'expression» syndicale, d'associations, d'interdiction de manifestations à caractère pacifique et autres. Faut-il le rappeler, ladite ONG oublie que le Tchad, îlot de sécurité, est constamment menacé par les groupuscules terroristes, les mouvements armés... sévissant chez ses voisins directs. Raison pour lesquelles, son engagement sur le plan sécuritaire au niveau international justifie des dispositifs exceptionnels pour garantir la sécurité à l'intérieur de ses frontières.
Le Tchad, d'ailleurs, grâce à sa constitution, est un pays qui jouit de toutes les obligations fondamentales internationales.
Les mesures d'austérité prises par le gouvernement pour juguler, la crise financière et économique difficile que traverse le Tchad et dépeintes par Amnesty international comme des mesures purement anti-sociales, répondent d'une part aux exigences des bailleurs des fonds et sont appréciées par les Partenaires Financiers Internationaux. Le Tchad n'est par ailleurs pas le seul pays au monde, ni dans l'histoire, à traverser une crise économique sévère et à appliquer des mesures d'austérité.
Il faut ajouter, Mesdames et Messieurs les journalistes, les méthodes de sondage contestables employées par Amnesty International pour parvenir à noircir le tableau. Le résultat en est que le rapport d'Amnesty international s'attarde seulement sur des informations et des données présentant la situation peu reluisante du Tchad tout en occultant, sciemment, les efforts soutenus et consentis par le Président de la République IDRISS DEBY ITNO et le gouvernement tchadien, concernant, le mieux-être de ses concitoyens.
Pour illustrer cette mauvaise foi, les « enquêteurs » d'Amnesty international ont perdu de vue que le Tchad a accompli des progrès considérables notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation, des infrastructures.
Mesdames et Messieurs les journalistes, au moment où le Tchad s'apprête à obtenir, les retombées significatives du Plan National de Développement (PND), l'on comprend mal, les affabulations et réactions d'Amnesty international,
La faiblesse même des recommandations trahît parfaitement la méconnaissance des enjeux des problématiques « analysées » par Amnesty International dans son fameux rapport.
En produisant à dessein son rapport à charge, dans le seul but de décourager, les partenaires techniques et financiers du Tchad, Amnesty international ne cherche-t-il pas a jeter un discrédit sur le Tchad et à plonger sa population, dans un désarroi total ?
Mesdames et Messieurs les journalistes, pour conclure, le Gouvernement du Tchad ne peut que déplorer le manque de sérieux d'Amnesty International qui a pourtant bénéficié de la largesse des autorités tchadiennes.
Au demeurant, rien ne détournera le Gouvernement tchadien des réformes somme toutes salutaires enclenchées et dont les effets ne tarderont à se faire sentir,
Fait à N'Djamena, le 22 juillet 2018.
La Ministre des Postes, des Nouvelles Technologies de l'Information
et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement
MADAME NDOLENDJI ALIXE NAIMBAYE
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